Les règles à suivre en bateau pour la pratique d’activité nautiques

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Au cours des dernières semaines, les patrouilleurs nautiques de la Sûreté du Québec ont donné plusieurs centaines de contraventions et d’avertissements aux plaisanciers qui n’ont pas respecté la réglementation entourant la pratique d’activités nautiques.

Parmi les infractions reprochées, on trouve la conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool (ou les drogues), la conduite dangereuse, le remorquage de skieurs nautiques sans observateur, la conduite d’un bateau en mauvais état, l’absence d’équipements obligatoires à bord comme des gilets de sauvetage approuvés pour chaque passager, naviguer trop près des nageurs ou d’embarcations non motorisés, jouer à saute-mouton dans les vagues trop près d’un autre bateau, etc.

Mais ne conduit pas une embarcation qui veut ! En effet, depuis le 15 septembre 2009, tous les conducteurs doivent détenir une carte de conducteur d’embarcation de plaisance accréditée par Transport Canada. Pour obtenir cette carte, toute personne doit obligatoirement avoir un permis de conduire valide et réussir un examen de Transport Canada. Avant de passer l’examen, il est recommandé de suivre une formation. Plusieurs services sont offerts via Internet. L’examen est à livre ouvert et comporte 50 questions à choix multiples. La durée de l’examen est de 75 minutes. À noter, que l’âge minimum pour conduire un bateau ou une motomarine est de 16 ans.

Consommation d’alcool en bateau

Rappelons qu’au Québec, il n’est pas interdit de consommer de l’alcool à bord d’une embarcation, même s’il s’agit d’un bateau à moteur. Toutefois, le taux d’alcoolémie toléré demeure le même que la conduite d’une automobile ou tout véhicule à moteur sur les routes, soit 80 mg par 100 ml de sang (ou 0,08). Ainsi, un plaisancier qui sera déclaré coupable d’avoir conduit une embarcation avec les facultés affaiblies devra subir les mêmes conséquences qu’un automobiliste.

Les spécialistes en toxicomanie expliquent qu’un conducteur qui est fatigué ou qui n’a pas mangé, est plus susceptible de ressentir les effets de l’alcool. En bateau, des éléments extérieurs comme le soleil, le vent, la chaleur et le mouvement de l’eau sont des facteurs qui peuvent doublés ou mêmes triplés les effets de l’alcool sur la vision, l’équilibre et le bon jugement des individus. Le même constat s’applique pour les drogues. Somme toute, un conducteur averti en vaut deux ! Sur ce, on vous souhaite une bonne fin d’été…

Me Jean-François Guay et Me Éric Lamontagne

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